Ville de Isiro

Fiche d’identité de la ville

Mise à jour le 15 avril 2016

Province Haut-Uele
Superficie Donnée non disponible
Taille estimée de la population 413 533 hab.

(source: Rapport annuel de la ville d’Isiro, section recensement de la population au dernier trimestre 2015)


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Localisation

Du chef-lieu du l’ex-district du Haut-Uele, la cité d’Isiro a changé de statut en devenant ville pour abriter  le chef-lieu de la nouvelle Province du Haut-Uele et ce, après le démembrement de l’ex-Province Orientale. Isiro a été créée en 1935 par l’administration coloniale comme un centre extra-coutumier, c’est l’ordonnance-loi n°78-032 du 27 juillet 1978 qui lui a conféré le statut d’une cité, connue à l’époque sous le nom de « Paulis ». Alors si les bases juridiques conférant à la cité d’Isiro le statut d’une ville datent de l’année 2010 conformément au décret n°10/06 du 12 Février 2010, il importe de mentionner que sur terrain la réalité était toute autre car les institutions urbaines n’ont commencé le processus de leur mise en place qu’au cours de l’année 2015 ; c’est comme ça qu’il y a une confusion bien nette quant à ce qui concerne l’appellation d’Isiro parce que certains l’appellent ville pendant que d’autres continuent quand-même à l’appeler cité malgré le décret mentionné ci-haut. Pour dire vrai, jusqu’à présent la ville n’a pas encore une Mairie de la ville encore moins les locaux pouvant abriter les bureaux de 3 communes de la ville d’Isiro ; l’ancien bureau de cité continue à fonctionner comme autrefois.

La ville d’Isiro se trouve dans la Province du Haut-Uele, elle est donc située dans la partie nord de la RDC. Cette ville a 3 communes qui sont : la commune Kupa, la commune Mendambo et la commune Mambaya qui ne sont pas encore fonctionnelles jusqu’à présent ; ce sont ces trois communes par le biais certains de leurs quartiers qui font directement limite avec les différentes chefferies du territoire de Rungu. Ces 3 communes sont structurées en 11 quartiers et ces derniers en 47 cellules, en 246 avenues ; la ville a 4 boulevards tous en terre et 83 rues. D’après les statistiques du dernier recensement fait au dernier trimestre 2015, la ville d’Isiro a une population estimée à 413 533 personnes. 

Les coordonnées géographiques renseignent que la ville d’Isiro est située au 2°46’ latitude Nord et 27°39’ longitude Est. L’altitude moyenne de la ville est de 1000m et la pluviométrie est de 1 000 à 1 200mm/an

Hydrographie

La ville d’Isiro est baignée par quelques ruisseaux entre autres: les rivières et/ou ruisseaux Tely, le Mendambo, Dingilipi, Ane.

Le Relief est accidenté et formé de steppes et d’Oasis

Limite

Elle limitée au nord par la chefferie Mayogo-Mabozo,  la rivière Tely et le ruisseau Dingilipi qui font directement limité avec la chefferie  Mayogo-Mabozo, au Sud par la chefferie Mongomasi, Sud-Est par  le ruisseau NGUEKELE qui fait directement limite avec  la chefferie Mayogo-Mabozo, à l’Est et à l’ouest par la chefferie Mayogo-Mabozo.

Climat et Saison

Le climat est tropical avec l’alternance de deux saisons. La saison sèche commence vers le milieu du mois de Novembre jusqu’au milieu du mois de Mars et la saison de pluie commence de vers le milieu du mois de Mars jusque vers le mileu du mois de Novembre, ainsi continue le cycle d’alternance de saison dans ce climat tropical au fil des années. Cependant, il sied de mensionner que la variation et al durée des saisons commence quelque peu à échapper au contrôle de l’homme à cause du rechauffement climatique et bien d’autres aléa naturels.

Température

La température varie selon les saisons ; néanmoins, il faut mentionner que la température maximum est 36° et la température minimum est 23°, c’est entre ces deux bornes que fluctue la température d’Isiro, ce qui donne une température moyenne de 30°

Type de Sol

Le sol est Argilo-Sablonneux

Particularités et richesses de la ville

Isiro est particulier dans plusieurs domaines et secteurs. Son sol est sa première richesse à cause de sa fertilité car dans le temps, la production du café dont l’évacuation était facilitée par le chemin de fer a fait d’Isiro un grand centre commercial, un miroir et même un bijou de l’ex-district du Haut-Uele. Le sous-sol de la ville d’Isiro ainsi que celui des chefferies environnant renferment des matières précieuses telles que l’or et diamant en petite quantité, raisons pour laquelle la ville ne dispose que de petits comptoirs miniers œuvrant l’informel et évitant la fiscalité. Les détenteurs de ces comptoirs travaillent avec les d’exploitants artisanaux d’Or et de Diamant qui n’en disposent pas en grande quantité. Le caractère cosmopolite constitue une des richesses de la ville d’Isiro à cause de cette mosaïque des cultures qu’il lui offre car chacun de ses peuples apporte l’aspect positif de sa culture ou de son mileiu d’origine.

Dans le secteur des infrastructures routières, il n’est pas question que l’on recommence à zéro pour redonner à Isiro l’ancienne image qu’elle avait entre les années 1970-1980, car la ville dispose déjà un réseau routier et les rails du chemin de fer qui ne demandent que la réhabilitation pour ouvrir Isiro aux différents territoires de la province du Haut-Uele  dont il est le chef-lieu; pour l’ouvrir ensuite aux autres province du pays et au reste du monde. Il se produit aussi l’huile de palme en quantité industrielle, ce qui fait que cette huile produite à Isiro fournit, ravitaille et dessert presque toute l’ancienne Province Orientale démembrée. L’implantation des institutions financière ne sera qu’une conséquence de l’intensification et de la viabilité des activités économiques que recherche ladite jeune ville d’Isiro. A présent, à Isiro il n’y a aucune banque commerciale, il n’y a que des messageries financières que les communs de mortel appellent « maison de transfert d’argent ». 

Données culturelles

La ville d’Isiro était dans la chefferie Mayogo-Mabozo, cela fait que les Yogo sont plus nombreux dans la ville que les gens des autres tribus car ils y sont autochtones. Deux grandes tribus sont majoritaires dans cette ville ; il s’agit de la tribu de Mayogo et celle de Mangbetu, à ces deux tribus majoritaires s’ajoutent les Budu du territoire voisin de Wamba, les Zande du territoire voisin de Poko les Nande des territoires de Beni et Lubero de la province du Nord-Kivu, sans toutefois ignorer l’existence des personnes d’autres tribus représentées à faible échelle.

D’après les recherches menées et confirmées par le chef de service de culture et arts, pour ne parler que de ces deux grandes tribus qui peuplent Isiro, il a été remarqué que le peuple Yogo est sociable et simple, il est un peuple mouton car il est discipliné et obéissant aux instructions du chef. Pour ce qui est de la vie sociale, les Yogo sont comme la plus part de peuples du Haut-Uele c’est-à-dire ils sont cultivateurs. Pour se détendre ils prennent une boisson qui leur est authentique  appelée « kongolo » qu’ils vendent également ; cette boisson n’est pas affaiblissante comme on peut d’emblée le penser.

Leur aliment de base est constitué principalement de pondu, du manioc et de la banane, l’arachide ; la patate douce, le maïs, la poule et la chèvre, poissons salés font aussi parties de leur alimentation. L’absence de grande rivière dans leur entité d’origine ne leur permet de faire la profession de la pêche à filet, toutefois ils pratiquent la pêche avec le hameçon et celle faisant appel à d’autres techniques. Pour se divertir, les Yogo composent de chants car ils sont des bons chanteurs et danseurs. Le fait qu’ils soient humbles, réservés et moins bavards fait que certaines gens, ne le connaissant pas bien, les traitent d’hypocrites et d’un esprit lucratif.

Les Ngbetu quant à eux, et contrairement aux Yogo, sont guerriers, forts, musculeux pour se défendre avec tout ce qui leur appartient. Ils sont très souples et plus rapides, ils parlent vite et à haute voix comme s’ils étaient en train de tonner sur quelqu’un. Comme pour les Yogo, les Ngbetu ont presque le même aliment de base : le pondu et le manioc qu’ils appellent « songo’ » à cela s’ajoutent la banane de table et celle plantain, l’arachide, le maïs ainsi que toutes les autres légumes du milieu, ils aiment aussi manger les poissons. Ils font aussi les danses traditionnelles et chantent pour exprimer leurs mœurs, leur culture ainsi que leurs valeurs. Du fait qu’ils sont forts, guerriers, rapides, souples et parlent à haute voix comme s’ils tonnaient sur quelqu’un, fait qu’ils soient qualifiés de rusés, violents ; néanmoins tous, je veux dire le Yogo et les Ngbetu ne sont pas rancuniers.

En outre, les Yogo et les Ngbetu, à force de vivre ensemble à Isiro avec les gens d’autres tribus venus de partout ailleurs congolais comme étrangers, finissent par devenir modérés par rapport à ceux résidant les milieux ruraux. Cela s’observe à partir de ce cosmopolitisme de la population  urbain et à l’ouverture de la ville au monde entier « la mondialisation ».

Langues parlées dans cette ville
  1. Lingala,
  2. Kiyogo,
  3. Kingbetu,
  4. Swahili,
  5. Kibudu.

Commentaires :

  • Lingala : est l’une de 4 langues nationales de RDC qui est parlée à Isiro ;
  • Kiyogo : est une langue parlée par les Yogo autochtones des chefferies Mayogo-Mabozo et Mayogo-Magbaie du territoire de Rungu ;
  • Kingbetu : est aussi, comme le kiyogo, une langue des Ngbetu, aussi tribu du territoire ;
  • Swahili : est souvent parlé par les migrants venus souvent de l’Est du pays ;
  • Kibudu : est une langue parlée par les Budu du territoire de Wamba.

L’estimation sur les pourcentages de personnes parlant ces langues ci-haut citées, nous a paru difficile ; vu l’absence des rapports les ayant abordés mais aussi du temps imparti pour rendre cette information disponible et la mettre à votre portée. Cependant, dans cette ville, le lingala est la langue parlée par la majorité de la population parce qu’étant une des langues nationales. Le kiyogo vient juste après le lingala car l’ex-cité d’Isiro était dans la chefferie Mayogo-Mabozo, le kiyogo est l’une des langues vernaculaires parlées par une bonne partie de la population autochtone ; le kingbetu est une des langues vernaculaires parlé dans 5 chefferies sur les 7 chefferies du territoire de Rungu. Le swahili est surtout parlé par les migrants venus de l’Est du pays pour des raisons économiques et sociales, le kibudu parlé par les originaires du territoire de Wamba et du reste du pays tout comme le swahili.

Principales activités
  1. Commerce de détail ; fait vivre beaucoup de ménages qui n’ont pas de travail payant chaque fin du mois
  2. Agriculture et élevage ; pratiquée par une bonne partie de la population car les activités urbaines ne se sont pas encore intensifiées à Isiro
  3. Prestation de service ; comme les réparateurs, commissionnaires, les mécaniciens et bien d’autres
  4. Exploitation forestière et minière ;
  5. La vente des unités par des agents revendeurs de vodacom pour la plupart.

Commentaire :

Le commerce de détail fait vivre la plupart de ménages car à part le service public et quelques communautés, il n’y a presque pas des emplois créés par les privés car les ONG internationales qui y sont font des appuis dans les secteurs de santé et d’éducation mais n’y créent pas des emplois comme cela est fréquent dans d’autres coins de cette même Républiques. L’agriculture d’autoconsommation et l’élevage sont aussi des activités grâce auxquelles beaucoup de ménages vivent. La prestation des services comme la réparation des appareils électroménagères, les services fournis par les mécaniciens, les commissionnaires et bien d’autres prestations de service sous plusieurs formes ; l’exploitation forestière et minière (se fait de manière artisanale et sa production est vraiment dérisoire) occupent une bonne partie de la population, l’exploitation forestière se fait souvent dans la coupe des bois pour en faire des planches, des chevrons et de bien d’autres produits d’origine forestière.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 5 novembre 2015
Vendeur : 1$ = 930 FC Acheteur : 1$ = 950 FC
Nombre d’opérateurs économiques 662

Principaux opérateurs économiques
  1. Ets TUMBA NDELELA est un opérateur économique ou alors une entreprise exploitant le domaine de l’hôtellerie avec notamment Hôtel BOMOKANDI avec plus au moins 65 chambres bien équipées ; l’Hôtel NOVA avec plus au moins 52 chambres bien équipées ; l’hôtel LE VACANCIER avec plus au moins 10 chambres. Cet opérateur est aussi actif dans le secteur de transport routier, dans la fabrication de briques et dans l’éducation avec une école ;
  2. Ets NZORA MUTORO Jean Marc travaille dans l’importation des produits pétroliers et dans le transport routier (véhicule) ;
  3. Ets ERIC MADIGO s’occupe de l’importation de produit pétrolier et dans son commerce par le biais d’une grande station de distribution du carburant ;
  4. Entreprise ALEFE opère dans la vente en gros et détail des produits manufacturés,
  5. Etablissement PAMUGI opère dans le secteur de transport des marchandises mais aussi, il acheteur et dépositaire d’or.
  6. Etablissements BEKABISIA opère dans la vente des produits pharmaceutiques.

 Commentaires :

Il existe plus ou moins 662 opérateurs économiques dans la ville d’Isiro, plus de 70% de ces opérateurs sont dans le commerce de détail. Leurs entreprises ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux de construction et ceux en plastiques, marmites, appareils électroménagers, etc.) en provenance des pays voisins par le canal des villes de Butembo et de Beni pour la plus part et parfois par les postes frontaliers de la province d’Ituri.

C’est ainsi que les établissements MADIGO  et PAMUGI sont spécialisés dans le transport et aussi dans la vente des pétroliers comme c’est le cas pour l’Ets MADIGO ou alors dans le trafic de l’or comme c’est le cas pour l’Ets PAMUGE. Le commerce des produits manufacturés étant l’apanage d’autres opérateurs économiques. Quelques Etablissements se sont adonnés dans la vente des produits pharmaceutiques.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce de détail
  2. Hôtellerie et fourniture des services hôteliers
  3. Transport des marchandises
  4. Fabrication des briques et autres matériaux de construction
  5. Vente des crédits pour la communication téléphonique.
  6. Fabrication artisanale des meubles.
  7. Réparation des véhicules, motos, vélos et autres
Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce de détail ;
  2. Importation et distribution des produits pétroliers ;
  3. Production et exploitation des bois et produit forestiers;
  4. Production semi-industrielle des savons de ménages ;
  5. Production et vente d’huile de palme ;
  6. Transformation de paddy en riz ;
  7. Hôtellerie.
Grandes entreprises locales

Dans la ville d’Isiro, il n’existe vraiment pas de grande entreprise au sens du terme ; cependant, en considérant l’importance de leurs chiffres d’affaires, l’effectifs de personnel engagé et donc les salariés, et en faisant une comparaisons entre les petites et/ou moyennes entreprises qui y existent, les grandes entreprises à citer sont les suivantes :

  1. Le Vodacom
  2. La Bralima,
  3. La Brasimba,
  4. Le Super match,

Cependant, il importe de mentionner que les entreprises comme la Bralima, la Brasimba et Super match fonctionnent à Isiro comme de point de vente car la production est faite à ailleurs, c’est-à-dire à Kisangani pour ce qui est des produits de la Bralima et à Beni pour ce qui est des produits Brasimba, à Kisangani et à Goma pour ce qui des produits de la Société Supermatch.

Pour ce qui concerne la Société Vodacom, son fonctionnement à Isiro est presque comme celui de partout ailleurs avec des produits comme M-Pesa, Vodashop etc.

Principaux produits agricoles
  1. Arachide (15,59 %)
  2. Maïs (15,50 %) 
  3. Haricot (2,76%) 
  4. Manioc (3,62 %) 
  5. Riz/Paddy (39,28)
  6. Banane (23,26)

Situation de la campagne agricole 2015 de 6 cultures imposées (en volume en tonne et superficie en hectare) dans la ville d’Isiro

CULTURE

HAV

PRODUCTION EN TONNE

PROD EN %

SUPERCIE EN Ha

SUP EN %

1

Arachide

1 712

45,25

15,59

346,00

30,18

2

Maïs

1 712

45,00

15,5

189,00

16,48

3

Haricot

1 712

8,00

2,76

28,00

2,44

4

Manioc

1 712

10,50

3,62

350,00

30,53

5

Riz(Paddy)

1 712

114,00

39,28

180,00

15,70

6

Banane

1 712

67,50

23,26

53,50

4,67

TOTAL

1 712

290,25

100,00

 

100,00

Commentaire :

Il est difficile de parler de l’agriculture dans la ville d’Isiro sans faire mention des territoires de Rungu et de Poko et donc des chefferies environnant la ville d’Isiro parce que la population pratique l’agriculture d’abord dans leur parcelle comme de jardin en suite loin de la ville sur des grands espaces appropriés dans les chefferies des territoires de Rungu et Poko. Cependant, les statistiques reprises dans le tableau ci-haut renseignent sur la production faite dans les champs se trouvant dans la ville d’Isiro, le reste de la production agricole des habitants d’Isiro issue de champ localisés dans les chefferies voisines rentrent dans le compte des productions des chefferies où ils se trouvent parce que les moniteurs recensent les les agriculteurs quand ils sont en activité, ils font le récensement font et relèvent les statistiques de la production non pas en se basant sur lieu où réside l’agriculteur mais sur base du lieu de la localisation du champ. D’après ces statistiques, du point de production en tonne, l’ordre de production de ces 6 cultures imposées se présente comme suit : le paddy vient en première place avec 39,28% de l’ensemble de la production suivi de banane avec 23,26% ensuite vient l’arachide avec 15,59% puis vient le maïs avec 15,5% , le manioc vient en 5ème position avec 3,62% enfin vient en dernière position le haricot avec 2,76% du total de la production de ces 6 cultures imposées.

Le palmier à huile, même s’il ne figure pas dans le tableau ci-haut, est aussi produit en masse, d’ailleurs, la production interne du palmier à huile est consommée par les territoires voisins de la ville d’Isiro dans sa forme alimentaire et aussi dans la production des savons.

Principaux produits non agricoles
  1. Le champignon,
  2. Le termite
  3. La chenille,
  4. L’escargot,
  5. Le poisson,
  6. La viande,
  7. Le bois

Commentaire :

Tels sont les produits non agricoles qu’on peut mentionner car ils sont consommés en grande quantité, les autres produits comme les sont aussi mais pas en grande quantité comme ceux qui sont ci-haut listés

Principales sources d’énergie

La ville d’Isiro souffre du manque de l’énergie hydro-électrique et du manque de l’eau potable. S’agissant du volet énergie électrique sous toutes ses formes utilisés dans sur l’étendue du territoire, voici la présentation grossière telle que consommée dans le territoire de Rungu :

  1. Le bois de chauffage (+ de 20%),
  2. La braise (±80%)
  3. La lampe torche (à usage de pile et/ou chargeable, majorité de la population)
  4. La lampe à pétrole (en disparition moins de 5%)
  5. Panneau solaire (- de 10%)
  6. Groupe électrogène (- de 5%)

Commentaires :

Le courant hydro-électrique n’existante pas dans la ville d’Isiro. Les torches chargeables et surtout celles utilisant des piles, les installations des panneaux solaires et les groupes électrogènes sont utilisées juste à la tombée de la nuit dans tous les ménages. A  présent à Isiro, les lampes à pétrole sont de moins à moins utilisées au profit de la torche à pile, elles ont même disparu car pour les trouver il faut vraiment fournir un grand effort ; même dans les boutiques, elles n’existent presque plus, les commerçants ne les amènent plus de peur de trouver les clients.   Pendant la journée les différentes structures et entreprises, boutiques et alimentations utilisent les installations de l’énergie solaire fonctionnant ou alors des générateurs appelés groupes électrogènes puissants comme le JANGFA capable de desservir quelques dizaines de portes. Les panneaux solaires sont également utilisés par l’hôpital de référence et par quelques ménages ayant le moyen de se le procurer, le groupe électrogène collectif comme le JANGFA est utilisé pour de fins commerciales.

La braise est utilisée par la majorité des ménages dans leurs cuisines mais aussi pour d’autres usages (pour repasser les habits). Le bois de chauffage est aussi utilisé pour la cuisine pour des ménages n’ayant la capacité de se procurer la braise.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 4
Nombre de centre de santé 7

La ville d’Isiro dispose d’1 HGR et 3 hôpitaux secondaires (clinique universitaire, clinique CFU et clinique de l’Est) répartis dans ces trois communes comme suit : HGR, clinique de l’Uele et la Clinique de l’Est  dans la commune Mambaya , clinique CFU dans la commune Kupa ; la ville d’Isiro dispose de 7 centres de santé et d’autres institutions de la santé comme le centre de dépistage volontaire, centre ophtamologique et bien d’autres. Ces centres de santé fournissent les soins de santé primaire et des services en médecine générale seulement, il n’y a aucune spécialisation dans les services fournis par ces centres de santé y compris l’HGR et les autres hôpitaux et/ou cliniques.

Une grande partie des médicaments est disponible dans les centres de santé et pharmacies dans toutes les structures sanitaires de la ville d’Isiro.  Mais quelques médicaments spécialisés ne sont pas disponibles et il faut les commander des mois à l’avance dans les grandes villes voisines.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme,
  2. Infections respiratoires aigües,
  3. Fièvre typhoïde,
  4. Infections Sexuellement transmissibles,
  5. Diarrhée.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 55
Ecoles secondaires 49

NOM DE L’ENTITE

NOMBRE D’ECOLES

 

EFFECTIFS DES ELEVES

PRIMAIRE

SECONDAIRE

PRIMAIRE

SECONDAIORE

TOTAL

GF

F

GF

F

1

VILLE D’ISIRO

55

49

104

22 786

11 686

11 833

5 599

Commentaires :

La ville d’Isiro possède en total 104 écoles dont 55 écoles primaires et 49 écoles secondaires parmi lesquelles les écoles techniques et celles professionnelles, et ce, selon le rapport des statistiques de l’année scolaire 2014-2015 de la Sous-division d’Isiro, une Sous-division urbano-rurale car elle gère à la fois les écoles de la ville d’Isiro ainsi que celles du territoire de Rungu..  

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 3

 

Institution

Facultés, sections ou filières+ organisées

Nombre d’étudiants

Nombre d’enseignants

Garçons

Filles

Total

Permanents

Visiteurs

Total

1

UNIVERSITE DE L’UELE/ISIRO

6

510

258

768

136

15

151

2

ISP/ISIRO

7

115

21

136

43

5

48

3

ISTM/ISIRO

3

60

140

200

15

21

36

4

ISC/ISIRO

3

72

91

163

32

7

39

Commentaires :

La ville d’Isiro avait 6 institutions supérieures et universitaires, seules 4 d’entre elles restent fonctionnelles dont une université : « Université de l’Uélé » et 3 Instituts Supérieurs qui sont : «l’Institut Supérieur de Commerce, l’Institut Supérieur Pédagogique et l’Institut Supérieur des Techniques Médicale ». Une moyenne de 180 étudiants est inscrite chaque année, toutes les promotions confondues dans chacune de ces Instituts dans toutes les promotions, seule l’Université à un plus d’étudiants que ces derniers soit 768 étudiants à cause de la pluralité des filières qu’elle offre aux lauréats des écoles secondaires, son effectif est aussi justifié par sa viabilité avec un accès rapide et facile aux enseignants visiteurs, par sa capacité d’accueil, sa bibliothèque.

L’effectif des enseignants visiteurs comprend à la fois les professeurs, les chefs de travaux et les assistants de tous les mandants


ONG et projets

Nombre d’ONG 35
Principales activités des ONG
  1. Domaine de « Santé »,
  2. Domaine de « l’Education et protection des enfants »,
  3. Domaine de « l’Environnement et protection de la nature »,
  4. Domaine de « Développement communautaire »,
  5. Domaine de « Défense des droits de l’homme ».

Commentaires :

Dans la ville d’Isiro il y a des ONG locales, celles nationales et celles qui opèrent à l’échelle internationale. Les 35 que nous mentionnons ci-haut sont celles qui sont connues officiellement par les institutions compétentes ; à cela s’ajoutent celles qui fonctionnent sans s’être enregistrées officiellement auprès de l’autorité en cette matière, et qui sont des ONG locales.

Pour ce qui est des ONG internationale, le domaine de la santé et de l’éducation reste leur apanage, à titre illustratif on peut citer CORDAID, Action Damien, Medicus Mundi, Memisa Belgique et biens d’autres, pour les ONG nationales et locales on peut citer AFIA SANTE, COLA (Congolese Labour), Centre de promotion et de protection des droits de l’homme (CPPDH), Association des paysans planteurs et cultivateurs de collectivité Mongomasi (APPCM), Association des agronomes et agriculteurs pour lr développemnt des Ueles (ASSADU).

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

D’après les informations à notre portée jusque là, deux grands projets de développement sous le financement du gouvernement sont en cours dans la juridiction que couvre la zone de santé d’Isiro. Il s’agit du projet PESS dans la construction et la réhabilitation par le BCECO de 5 centres de santé et de leur équipement ainsi que l’équipement de l’HGR par l’Unicef.

Pour ce qui est du secteur de l’éducation, il y a des écoles qui ont été construites et d’autres qui sont en train d’être construites par BCECO sous le financement du Gouvernement de la RDC.

Dans le cadre de l’appui des initiatives communautaire, il y a également quelques écoles en pleine construction sous le financement du Gouvernement de la RDC passant par le biais du Fonds social de la RDC.   

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Dans le secteur de la santé, d’après les informations nous fournies par le MCZ de la Zone de santé urbano-rurale d’Isiro, l’ONG Medicus Mondi a construit une salle de réunion des infirmiers dans la cours de l’HGR d’Isiro dont on attend seulement la livraison. Cette même ONG a un projet d’aménager une source d’eau dans chacune des aires de santé de la ZS d’Isiro.

L’Unicef de son côte, en dehors de son appui régulier dans le secteur de la santé, a un nouveau projet avec les communautés locales.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité de la ville
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Non

L’accès à la ville d’Isiro est possible par voie routière et par la voie aérienne. La voie d’accès par le train existe mais ne fonctionne depuis les années 1970 juste après la faillite de la société « Chemin de Fer de l’Uele » Le rail existe mais  non utilisé et des installations abandonnées.

Les routes qui permettent d’entrer et de sortir dans la ville d’Isiro sont : la route provinciale qui connecte la ville au territoire de Niangara en passant par la Chefferie Azanga qui est l’une de plus grandes chefferie du territoire de Rungu. Il sied de signaler que cette route d’intérêt provinciale est coupée par une rivière Nabukongo à 7km de la ville d’Isiro sans pont pour faciliter la traversée, elle est utilisée comme telle ;  la RN 26 (qui relie la ville d’Isiro au territoire de Watsa en passant par la chefferie Mayogo-Mabozo, la réserve de Penge et la chefferie de Mboli, toutes chefferie du territoire de Rungu) ; la RN 25 qui connecte la partie Sud-est de la ville d’Isiro au territoire de Wamba en passant par la chefferie Mayogo-Magbaie dont le chef-lieu est à 75km au départ de la ville d’Isiro ; une autre partie de la RN 25 connecte la partie Nord-ouest de la ville d’Isiro au territoire de Poko (Province de Bas-Uele) en passant par la chefferie Mayogo-Mabozo dont l’ancien chef-lieu « Matari » est situé à 6km de la ville d’Isiro et donc non loin de l’aéroport Matari. La dernière route est celle de desserte agricole qui connecte la ville d’Isiro aux chefferies Mongomasi, Ndey et Medge-Mango, toutes chefferies du territoire de Rungu.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par le transport routier sur des motos et vélos, ce n’est que pendant la saison sèche que la voie routière devient praticable pour les véhicules sauf sur l’axe Isiro-Niangara, cela permet aux commerçants et autres opérateurs économiques d’expédier leurs marchandises en grande quantité comme le fait la Bralima et Brasimba, et cela joue à la baisse sur les prix dles des produits, surtout pour les produits manufacturés.

Toujours pour ce qui est de la voie routière, quelques camions arrivent avec des produits vivriers mais aussi manufacturés et du ciment venants des territoires voisins de la Ville d’Isiro ou  alors d’autres provinces, ces camions là à leur retour, partent avec du bois vers les territoires voisins, huile de palme

Pour ce qui concerne la voie aérienne, il n’existe qu’un seul aéroport « Matari » fonctionnel, il se trouve  à 7km du  centre de la ville d’Isiro et donc à la limite avec la province de Bas-Uélé. Cet aéroport fut construit dans les années 1990 et avant sa construction il existait un ancien petit aéroport qui était situé dans un des quartiers de la ville ; c’est depuis la construction de l’aéroport « Matari » que l’ancien petit aéroport a cessé de fonctionner. En effet, vu le niveau de vie de la population, cette voie aérienne est surtout utilisée par les opérateurs économiques pour faciliter une partie des trafics commerciaux pour les biens de valeurs économique élevé ; cette voie est aussi utilisée par quelques autorités politico-administratives en mission officielle et enfin par une fraction de la population dont le niveau de vie le permet. 

A cet effet, il existe 5 compagnies d’aviation qui sont :

La Compagnie Aérienne d’Aviation (CAA), elle est la seule compagnie de la ville ayant un programme de vol régulier ; elle vole sur Goma vers Kisangani en faisant des escales  Beni, Bunia et Isiro chaque mercredi et quitte Kisangani vers Goma en passant par Isiro, Bunia et Beni ;

Compagnie humanitaire  « MAF », qui organise ses vols sur la partie Nord-Est du pays avec un programme non régulier ;

La compagnie de la Diocèse de Dungu dorma « ASF DUNGU », qui est compagnie des missionnaire de l’église catholique ; elle vole sur Dungu, Isiro, Bunia et Durba ;

La compagnie « SERVICE AIR » : c’est un vol cargo qui vient soit de Goma, de Beni, de Kisangani avec un programme irrégulier et enfin ;

La compagnie « MALU AVIATION » qui vole souvent pour le compte de la Banque Centrale pour y déposer l’argent de la paie des fonctionnaires de l’Etat.

De toutes ces 5 compagnies d’aviation qui volent sur la ville d’Isiro, seule l’agence de la CAA est suffisamment visible car étant située au centre ville et surtout à cause de son programme régulier de vol.

La fréquence mensuelle moyenne de vols à l’aéroport d’Isiro est 30 vols à l’arrivée et 30 vols au départ. Pour ce qui est des passagers la moyenne mensuelle à l’arrivée est de 160 personnes et celle au départ de 176 personnes. S’agissant de frets passant par la voie aérienne, le volume mensuel moyen à l’arrivée est de 18 400kg débarqués alors que celui au départ ou embarqué est de 415kg.

Au sujet du potentiel de l’aéroport, il importe de dire que l’aéroport d’Isiro est à même de recevoir les types d’avions suivants : Fokker 50, Cessina 206, Cessina 208, Antonov 26, Gruman 159 ; Boing 737, 727, 207, 757, 767, Douglas Company  DC 8, DC 9 et DC 10 ; Looket  C 130 et Looked L 382 et enfin le Airbus A 320. Parce que c’est un aéroport dont la piste est d’une longueur de 2500 m et de 45 m de largeur, avec une résistance de de 15 tonnes par roue simple isolée, c’est-à-dire qu’une seule roue a une capacité de transporter 15 tonnes et donc la piste peut résister jusqu’à une  charge d’un avion qui supporte 15 tonnes autant de fois qu’il a autant de roue.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Le réseau Vodacom est le leader dans le monde de communication dans la ville d’Isiro à cause de la quasi-stabilité de son réseau, du débit de sa connexion internet avec 3G quoique de fois instable mais aussi à cause des produits comme M-Pesa qu’il met à la portée de la population ; Airtel est le deuxième et donc le challenger de Vodacom, cependant le produit Airtel-money n’est vraiment consommé par la majorité de la population à cause de sa rareté sur le marché, il est fourni par les seuls opérateurs indépendants, il n’existe pas un shop qui coordonne les opérations des opérateurs indépendants du réseau airtel et son produit airtel money n’est pas souvent disponible sur le marché, ce qui fait que la clientèle ne compte pas beaucoup sur ce produit.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Non
Sites sacrés Oui

Jusqu’à présent, la tombe et le Sanctuaire national de la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite NENGAPETA demeurent les seuls sites sacrés. La première tombe est située dans la commune Mambaya dans quartier Mambaya et le sanctuaire national dans le quartier Tely non loin du bâtiment administratif de l’Université de l’Uele.

Espèces phares de la faune

Rien à signaler

Espèces phares de la flore

Le changement du statut d’Isiro et donc son passage de la cité à la ville s’est fait suivre de quelques adaptations parmi lesquelles l’augmentation de la superficie en ajoutant sur celle de l’ancienne cité d’Isiro quelques groupements qui faisaient directement limite avec Isiro dans tous les côtés ; c’est dans ce contexte que l’on trouve qu’on trouve à plus ou moins de 10 km de la ville d’Isiro certaines espèces de la flore, essences forestières qui sont exploitées par quelques opérateurs qui se sont adonnés à l’exploitation de la forêt. Ces opérateurs font leurs exploitation sur les axes suivants : route Isiro-Kisangani au PK 12 et au PK 28, route Isiro Medge au PK 15 ; sur la route Isiro-Watsa au PK 6 ; sur la Isiro-Niangara au PK 8 et sur la route Isiro-Neisu au PK 28.

Ces espèces les plus exploitées sont les suivantes :

  1. La thèque ou teck,
  2. Le liboyo en deux espèces « Kosipo et tiama »,
  3. L’Iroko appelé localement s « Punga »,
  4. L’Emien appelé localement « Guga »,
  5. L’Ohia appelé localement « Kofo »,
  6. L’Acajou d’Afrique localement appelé « Linzo » et
  7. L’eucalyptus importé de la province d’Ituri


Situation sécuritaire

Pour ce qui concerne la sécurité extérieure, il n’y rien à signaler du fait que la ville d’Isiro n’est pas frontalier. Globalement, au niveau interne la situation sécuritaire est relativement calme, cependant, depuis mois déjà, selon les services de renseignement, il ne se passe pas une semaine sans qu’on ait enregistré le cas de vol simple de motos et autres bien de valeurs ; devant cette situation,  la population condamne les agents de l’ordre incrimine les personnes non autrement identifié entre autre les gangsters et les bandes de malfaiteurs.


Opportunités de développement

A l’instar de la plupart de nouvelles villes de la RDC, Isiro regorge un paquet de potentialité et des richesses naturelles qui constitue pour lui un levier déclencheur de tout développement. Il s’agit de :

  1. La présence des institutions bancaires ou de toutes autres institutions financières non bancaires jouerait sur la promotion de l’économie de la ville, leur absence constitue un défi pour la promotion de l’économie de la ville d’abord en que chef-lieu et de toute la province par la suite; même sie en amont la présence des baanques et autres institution financières non bancaires de la force des activités économiques.
  2. Présence d’un réseau routier qui, une fois aménagées et entretenue, pour désencler la ville et ainsi la connecter aux différents territoires de la province et même au reste de la République, cela occasionnerait une intensification des activités économiques et attirerait les opérateurs bancaires.
  3. Dans le secteur de l’énergie et particulièrement l’électricité, des études ont déjà été menées et des estimations de coûts d’investissement sont connus pour la construction et l’installation d’un barrage hydroélectrique sur la rivière NEPOKO dont la grande chute se trouve sur le passage de ladite rivière dans une localité connue sous le nom de NADUMBE ; une autre prospection a déjà été menée sur la chute d’ABELEGUMA se trouvant sur la rivière BOMOKANDI dont le potentiel a été estimée capable d’alimenter toute la province de Haut-Uele et en particulier la ville d’Isiro. Cela permettra sans doute le démarrage des activités industrielles parmi lesquelles la transformation des produits agricoles en d’autres produits manufacturés comme le savon, l’huile, le chocolat, le pain de qualité et bien d’autres
  4. Le commerce de gros est aussi domaine dans lequel il y a à faire car le gros du commerce de la ville d’Isiro est un commerce de détail; tous les grossistes sont ailleurs principalement à Butembo, Beni, Bunia Etc.
  5. La production et la manufacture est inexistante et ce qui se fait dans la production et dans la manufacture laisse à désirer.