Ville de Lubumbashi

Fiche d’identité de la ville

Mise à jour le 15 avril 2016

Province Haut-Katanga
Superficie 747 km²
Taille estimée de la population 1 794 118 hab.

(source: Division provinciale de l’intérieur et sécurité, 2015 )


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

La ville de Lubumbashi a été créée vers les années 1906 – 1910 à la découverte des gisements du cuivre, et à leur exploitation par l’Union Minière du Haut Katanga (U.M.H.K) ; celle-ci fut implantée sur le site Lubumbashi, appellation de la rivière qui la baigne.

Le 25 juin 1941, par l’ordonnance N° 298/AIMO de Monsieur le vice-gouverneur général de l’époque, l’agglomération fut érigée en ville anciennement appelée Elisabethville en honneur de la Reine Elisabeth, épouse du Roi Albert 1er de la Belgique.

La ville de Lubumbashi est divisée en sept communes dont une rurale: commune Annexe (rurale), Kamalondo, Kampemba, Katuba, Kenya, Lubumbashi et Ruashi.
La ville de Lubumbashi est ceinturée par le territoire de Kipushi à tous les points cardinaux.

 
Coordonnées géographiques :
 
  • Longitude : 27°15′ – 27°40′ Est
  • Latitude : 11°26’- 11°55′ Sud
  • Altitude : 1230 m
 
Climat : classée dans le type Cw6 (d’après la carte climatique de Köppen-Geiger), la ville de Lubumbashi connait un climat tropical à deux saisons :
 
  • pluvieuse : s’étend du mois de novembre au mois d’avril de l’année suivante, avec une emprise de deux mois de chaleur (septembre et octobre) ;
  • sèche : se vit à partir du mois d’avril jusqu’au mois de septembre avec une particularité de deux mois froid sec (juin et juillet).
La pluviométrie annuelle varie entre 700 et 1700 mm depuis 1970 jusqu’à nos jours.

Températures : moyenne : 20 °C; les plus basses : 15,8 °C en moyenne, mais pouvant descendre jusqu’à 10 °C au mois de juillet ; les plus hautes : 22,5 °C en moyenne pouvant monter à 38 °C en octobre

 
Hydrographie : les principaux cours d’eaux de Lubumbashi sont: Kafubu, Kampemba, Karavya, Lubumbashi, Luano, Navyundu et Ruashi.

Végétation : en général, la végétation dans toute la périphérie de la ville de Lubumbashi est la savane-boisée parsemée de quelques galeries forestières dans le Nord. Certaines des espèces d’arbres sont aussi à compter parmi la végétation, notamment : Albizzia, Acacia auriculoformis, Jacarandas filaos, Acacia siamea, Acacia fliribunda, Melia, Spectabilis, Flamboyants, Sapins, pins, certains arbres fruitiers, etc.

Sol : sol alluvionnaire, sablo-argileux et limon-argileux; provenant des roches du Katanguien.

Particularités et richesses de la ville
  • Lubumbashi, ville érigée en gisement minier, continue à garder sa vocation originale ; son sous-sol est constitué d’une variété des minerais : Cuivre, Cobalt, Zinc, Or, Fer, etc.
  • Elle est le siège de plusieurs grandes sociétés congolaises, ou à capitaux étrangers, dont la SNCC, la Gécamines, Ruashi Mining et KICC (Metorex Group companies), Anvil Mining sprl (Mawson West RDC), Société de Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), Tenke Fungurume Mining (Freeport MacMoran), Phelps Dodges RDC, ou encore le groupe George Forrest.
  • La ville de Lubumbashi constitue un grand centre de consommation et d’échanges (locaux et internationaux) des produits manufacturiers, et est ouverte à tous les coins tant par route, par chemin de fer que par air.
Données culturelles

La ville de Lubumbashi est un grand centre commercial et une zone à vocation minière, où cohabitent plusieurs tribus autochtones, et d’autres tribus de la RDC ainsi que de l’Afrique.

Une diversité de valeurs traditionnelles constitue un riche potentiel culturel et artistique pour la ville de Lubumbashi dont la qualité pourrait induire une activité touristique certaine.

Cependant, aujourd’hui, la société Lushoise est menacée par la disparition progressive de sa riche culture.

En effet, on assiste, avec l’emprise des médias, de la cohabitation et des mouvements migratoires, à l’invasion des cultures d’autres provinces ou de l’extérieur avec comme effets, la naissance d’une nouvelle culture caractérisée notamment par l’abandon progressif de la langue maternelle, la négligence des langues locales, la disparition ethnique et de la morale ainsi que de la solidarité, le non respect des aînés et du bien commun, la corruption, la recherche exagérée du lucre au détriment de la communauté, etc.

  • Troupe théâtrale :

Compagnie du théâtre national Congolais « E’POMPPELELES ». C’est-à-dire « union fait la force » ; Mufwankolo wa Leza Mwana Nzambe ; Nzembela ; Manseba ; JECOKAT (Jeunes Comédiens du Katanga).

  • Troupe Folklorique :

Kalindula ; les acrobates (Mutoto Chaud) ; Lwanzo Lwa Mikuba ; Mbudje-I-Musuku ; Sempya ; Atudiang ; Mbuje N’shimikulu ; etc.

  • Groupes musicaux :

Mwenda Wa Bayeke, Bakinaki, R.J. Kaniera, Fich One, Agressivo, Horizon, L’homanix, Oxygène, M Joé, etc.

Langues parlées dans cette ville
  1. Swahili

Lubumbashi étant une ville cosmopolite, plusieurs langues y sont parlées suite à la présence de personnes de différentes tribus et/ ou nationalités. A part le français, le swahili constitue la langue majoritaire de la ville de Lubumbashi. Il est parlé par presque  tous les habitants de la ville.

Principales activités
  1. Petit commerce (50%)
  2. Exploitation minière (25%)
  3. Agriculture urbaine (maraichage) (22%)
  4. Elevage (3%)

Lubumbashi est un grand centre commercial où près de 50% de la population survivent principalement grâce aux petits commerces. Par ailleurs, la ville de Lubumbashi, étant essentiellement minière, environs  25% de la population travaillent dans les industries minières. L’agriculture urbaine, principalement la production de légumes est réalisée par 22% de la population urbaine. Un petit nombre de la population (3%) survit grâce à l’élevage (surtout l’élevage des poulets de chair).


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 5 novembre 2015
Vendeur : 1$ = 930 FC Acheteur : 1$ = 900 FC
Nombre d’opérateurs économiques Donnée non disponible

Principaux opérateurs économiques
  1. Hyper psaro
  2. Jambo mart
  3. Liberty Ma Maison
  4. Manohah investment
  5. Megastore

Environs 10000 opérateurs économiques sont recensés dans la ville de Lubumbashi. ces opérateurs économiques font la vente des produits importés venant d’Europe, Asie, Amérique et des pays d’Afrique Australe, notamment la Zambie, l’Afrique du Sud ou encore la Tanzanie. Plusieurs d’entre eux sont localisés dans la commune de Lubumbashi (plus de 5000 opérateurs économiques).

Principales activités des opérateurs économiques
  1. importation et vente des produits manufacturiers
  2. importation et Vente du pétrole
  3. échange des monnaies
Principales activités des PME/PMI
  1. Manufacture
  2. Agriculture
  3. Elevage
  4. Infrastructures

La plupart des PME de Lubumbashi exercent les activités manufacturières. Parmi les industries manufacturières de la ville, il ya lieu de citer : Katanga plastic, Sasa SARL, Relacom, Chipita, Ghandour industry cosmetic, Aerathem SARL, Katanga mousse, …

L’agriculture et l’élevage à grande échelle sont effectués par quelques fermes privées : sur la route de Kasenga, on trouve les fermes Psaromatis, Nazem, Futuka et la ferme des Aumôniers du travail. Sur l’axe menant vers la Kafubu, se trouvent les fermes Number one, Jacaranda et Naviundu; surl’axe Kasumbalesa, la ferme Espoir.

Grandes entreprises locales
  1. Gécamines
  2. Ruashi Mining
  3. SOMIKA
  4. CHEMAF
  5. CDM

La plus part de grandes entreprises de la ville œuvrent dans l’industrie minière et contribuent à la résorption du chômage et aux actions d’intérêt communautaire dans la ville.

Principaux produits agricoles
  1. Maïs (48%)
  2. Manioc (29%)
  3. Arachide (21%)
  4. Riz paddy (2%)

L’agriculture n’est pas très développée dans la ville de Lubumbashi, à l’exception de la commune Annexe qui dispose encore un peu d’espace cultivable pour certaines cultures ; ceci est dû à l’expropriation des champs par les sociétés minières et la spoliation par les chefs de quartiers, de cellules, le service de cadastre. Certains fermiers aussi n’exploitent pas rationnellement leurs concessions.

La ville de Lubumbashi exploite 65 Km² en cultures vivrières surtout dans la Commune Annexe.

Voici ci-dessous le tableau résumant les statistiques de production des principaux produits agricoles cultivés dans la ville en 2014 :

Cultures

Nombre de planteurs

Superficie (ha)

Production globale (t)

Rendement (t/ha)

Production commercialisée (t)

Manioc

3243

16085

13962

0,868

0

Maïs

5520

7198

5119

0,71

0

Arachide

2427

687

302,5

0,44

0

Riz paddy

240

4

6

1,5

0

Suite à un faible niveau de production agricole, l’agriculture est essentiellement rudimentaire et de subsistance. La céréale la plus répandue est le maïs. Elle se consomme sous forme de fufu, de bouillie pour enfant, etc. La production de manioc, maïs et cultures maraîchères est faite en abondance dans la Commune Annexe ; alors que le riz paddy n’est cultivé que dans la commune de Katuba.  Toutes les denrées sont importées des pays d’Afrique Australe, notamment la Zambie, l’Afrique du Sud ou encore la Tanzanie. Rendant également la ville dépendante de toute fermeture de frontière aux denrées alimentaires.

Principaux produits non agricoles

Chenilles comestibles

Principales sources d’énergie
  1. Charbon de bois
  2. Electricité
  3. Bougie
  4. Torche
  5. Pétrole

Le charbon de bois est la plus grande source d’énergie utilisée à Lubumbashi. Il est utilisé dans les ménages de toutes les communes de la ville principalement pour cuir le repas. Le charbon de bois est d’un très grand usage par la population de commune de Ruashi et commune annexe. La population de la commune de Lubumbashi est principalement desservie en électricité.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 52
Nombre de centre de santé 558

La ville de Lubumbashi dispose de 610 structures de santé (soient 52 Hôpitaux et 558 Centre de santé) repartis dans 11 Zones de santé localisées dans différentes communes de la ville : ZS Lubumbashi, ZS Kampemba, ZS Katuba, ZS Kenya, ZS Kisanga, ZS Kowe, ZS Kamalondo, ZS Mumbunda, ZS Ruashi, ZS Tshamilemba et ZS Vangu. Parmi ces zones de santé, 2 zones de santé sont spéciales ; l’une est de la Police Nationale Congolaise  (ZS Kowe) et l’autre est militaire (ZS Vangu). Par ailleurs, hormis  la ZS Kowe, chaque zone de santé comprend au moins un hôpital général de référence qui offre toutes les interventions du PCA.

En outre, elle dispose d’un très grand hôpital de la province, attaché à la zone de santé  de Lubumbashi, l’hôpital général provincial de référence Jason Sendwe (dit Hôpital Sendwe).

Etant le plus grand hôpital de la province, Sendwe reçoit des patients venant de plusieurs localités, régions et HGR. Avant l’indépendance de la RDC, l’hôpital Sendwe accueillait également des malades provenant des pays de l’Afrique Australe qui désiraient se faire soigner à Lubumbashi. L’hôpital général provincial de référence Jason Sendwe a été construit depuis l’époque coloniale et n’avait pas encore été réhabilité. A ce jour, la plupart des ses bâtiments sont délabrés. C’est ainsi que le mardi 21 avril 2015 les travaux de réhabilitation de cet établissement avaient été lancés par l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi. Ces travaux, exécutés par une filiale de l’entreprise Malta Forrest ont été financés sur fonds propres du gouvernement provincial qui consistaient au renouvellement du rez-de-chaussée, des installations sanitaires, des locaux des infirmiers, des salles de malades et des bureaux de médecins, et qui devraient s’étalés sur une durée de 18 mois (soit jusqu’au 21 octobre 2016). Cependant, c’est encore une partie du complexe en étage qui est actuellement encours de réhabilitation.

L’hôpital général provincial de référence Jason Sendwe a une capacité d’accueil de 1200 lits, mais seulement 600 lits sont installés. L’hôpital fonctionne avec 75 médecins et 176 infirmiers (disponibles) offrant les services suivants : la chirurgie, la médecine interne, la pédiatrie, la gynéco-obstétrique, la neuropsychiatrie, l’anesthésie, la réanimation, la dentisterie, la dermatologie, l’ophtalmologie, l’otorhinolaryngologie (ORL), le laboratoire, la radiologie, l’échographie,…

Les médicaments sont disponibles, se ravitaillant dans des officines de la ville, et périodiquement fournis par le gouvernement provincial du Haut-Katanga.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (75%)
  2. Fièvre typhoïde (15%)
  3. IRA (10%)

 Voici ci-dessous le tableau synthétique des maladies les plus récurrentes, nombre de malade pris en charge et nombre de décès dans la ville de Lubumbashi en 2014 :

Pathologies

Nombre des cas

Nombre des décès

% des décès

Paludisme

282110

27

0,0096

Fièvre typhoïde

56329

1

0,0018

IRA

38941

9

0,0231

Actions menées : Prise en charge des patients ; sensibilisation sur l’assainissement du milieu et sur les mesures d’hygiène.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 1180
Ecoles secondaires 836

Entité

Ecoles Maternelles

Ecoles Primaires

Ecoles secondaires

Effectifs élèves

GF

 F

Lubumbashi I

187

395

267

187305

94533

Lubumbashi II

85

240

183

117986

57065

Lubumbashi III

289

545

386

245872

139406

Total

534

1180

836

551163

291004

 

La ville de Lubumbashi compte 2550 écoles dont :

  • Ecoles maternelles : 534 écoles avec 33726 élèves (dont 21623 filles),
  • Ecoles primaires : 1180 écoles avec 346484 élèves (dont 188762 filles),
  • Ecoles secondaires : 836 écoles avec 170953 élèves (dont 80619 filles);

Soit un effectif total de 551163 élèves pour 291004 filles. Ces élèves sont encadrés par 22189 enseignants repartis dans trois sous-divisions urbaines à savoir : Lubumbashi I, Lubumbashi II et Lubumbashi III.

Chaque sous division gère les écoles maternelles, primaires et secondaires tant publiques que privées de sa juridiction.

Si la sous-division urbaine de Lubumbashi I gère les écoles des communes Lubumbashi, Kamalondo et Annexe Nord-Ouest, celle de Lubumbashi II s’occupe des écoles des communes de Kenya, Katuba et Annexe (précisément les quartiers Kasungami et Kisanga. Enfin, la sous-division de Lubumbashi III dirige les écoles des communes Kampemba, Ruashi et Annexe Nord.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 16
Instituts supérieurs 25

Environs 41 établissements d’enseignement supérieur et universitaire sont répertoriés dans la ville de Lubumbashi. Ils fonctionnent essentiellement avec les filières suivantes : Sciences sociales, Sciences économiques, droit, Sciences agronomiques, médecine vétérinaire, polytechnique, lettres et Sciences humaines, théologie, criminologie, tourisme et hôtellerie, techniques médicales, démographie, informatique de gestion, Sciences commerciales, Santé publique, Sciences, techniques appliquées, etc.  Parmi ces établissements, il ya lieu de citer :

  • Centre Interdisciplinaire pour le Développement et l’Education Permanente (CIDEP) ;
  • École supérieure de la gouvernance économique et politique (ECOPO business school) ;
  • Ecole Supérieure des Techniques de l’Information et de la Communication (ESTIC) ;
  • Ecole Supérieure de Hautes Etudes de Criminologie Détective;
  • Ecole Supérieure d’Informatique Salama (ESIS) ;
  • Institut Facultaire Théophile;
  • Institut Supérieur d’Etudes Médicales (ISEM) ;
  • Institut Supérieur d’Etudes Sociales (ISES) ;
  • Institut Supérieur de Commerce (ISC);
  • Institut Supérieur des Finances du Katanga (ISFK);
  • Institut supérieur de statistique de Lubumbashi (ISS) ;
  • Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) ;
  • Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) ;
  • Institut Supérieur Interdiocésain Monseigneur Mulolwa (ISIM);
  • Institut Supérieur Pédagogique (ISP) ;
  • Institut Supérieur Pédagogique Technique (ISPT) ;
  • Institut supérieur technique, commercial et Informatique (ISTCI) ;
  • Institut Supérieur Technique des Arts et Métiers ;
  • Institut universitaire des sciences de la santé (IUSS) ;
  • Institut Universitaire du Congo (IUC) ;
  • Institut Universitaire Maria Malkia (IUMM) ;
  • ISEC ;
  • ISTIA ;
  • Twiga University ;
  • UCIC;
  • Université Baptiste du Congo ;
  • Université de Lubumbashi (UNILU) ;
  • Université du CEPROMAD ;
  • Université du Congo ;
  • Université Kinshasa Binza de Lubumbashi ;
  • Université du Travail de Lubumbashi(UNITRA) ;
  • Université Liberté ;
  • Université Mont Sinaï (Unimons) ;
  • Université Panafricaine de Lubumbashi (UNIPAL) ;
  • Université Pédagogique du Katanga (UPK) ;
  • Université Saint Joseph (USJ) ;…


ONG et projets

Nombre d’ONG 550
Principales activités des ONG
  1. Agriculture
  2. Développement
  3. Droits de l’homme
  4. Santé
  5. Infrastructure

 

Environs 550 ONG sont identifiées dans la ville de Lubumbashi, parmi les quelles se trouvent 525 ONG Locales. La plupart d’entre-elles œuvrent dans le secteur d’agriculture (agriculture vivrière, maraîchage et élevage) et développement; c’est le cas des ONG AASF, Bumi, CRONGD, Maman Espoir du Congo ,… d’autres encore travaillent dans la matière des droits de l’homme, notamment Institut de recherche en droits humains (IRDH),  Justicia ASBL, Centre des droits de l’homme et du droit humanitaire (CDH), Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), Action contre l’impunité pour les droits humains (ACIDH).

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Réhabilitation de l’hôpital général provincial de référence Jason Sendwe : projet encours ;
  2. Acquisition de 10 camions benne et cent bacs métalliques à ordures ;
  3. Construction des caniveaux sur la chaussée de Kasenga du côté Commune Ruashi et sur les avenues Kisale et Tanganika dans la commune Katuba
  4. Construction d’un pont au quartier Congo dans la commune de la Ruashi.

 Le gouvernement provincial a réparé plusieurs routes principales voir même secondaires à travers les communes de la ville ; il a réfectionné presque tous les ponts dans les communes Kampemba et Annexe ; certains bâtiments scolaires qui étaient déjà en ruines ont été réhabilités et d’autres se sont vus équipés en bancs et autres fournitures scolaires.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Donnée non disponible


Accessibilité et tourisme

Accessibilité de la ville
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Oui

La ville de Lubumbashi est ouverte à tous les coins tant par route, par chemin de fer que par air :

  • Lubumbashi – Dilolo : 760 Km
  • Lubumbashi – Kalemie via Mitwaba : 1.140 Km
  • Lubumbashi – Kasenga : 223 Km
  • Lubumbashi – Kolwezi : 320 Km
  • Lubumbashi – Pweto : 475 Km
  • Lubumbashi – Kasumbalesa : 96 Km
  • Lubumbashi – Mwandingusha : 295 Km
  • Lubumbashi –Sakania : 240 Km
  • Lubumbashi –Ndola via Sakania : 240 Km

Elle a aussi un accès à la Tanzanie par les ports de Moba et de Kalemie ; elle est également reliée vers l’Ouest jusqu’à l’Océan Atlantique par le port de Lobito.

La voie ferrée relie Lubumbashi au reste de la République Démocratique du Congo par les rails relayés par la voie fluviale à partir du port d’Ilebo (Kasaï). Le trafic vers le Sud est effectué par voie routière et aérienne.

La ville est desservie par l’aéroport international de Lubumbashi.

Réseaux de communication
Africel Oui
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

La ville est entièrement couverte par les  5 réseaux de télécommunication.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Oui
Jardin zoologiques Oui
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

La ville de Lubumbashi dispose des sites touristiques naturels, historiques et culturels. Voici ci-dessous le répertoire des sites et attraits touristiques de la ville de Lubumbashi :

  • Sites naturels :
  1. Rivière Lubumbashi : belle vue, curiosité touristique;
  2. Rivière Kafubu : belle vue, curiosité touristique;
  3. Source de Kimilolo : belle vue : curiosité touristique
  4. Lac Municipal : Appelé lac Tshombe, avec son barrage ; belle vue, curiosité touristique
  • Sites historiques :
  1. La prison de Kasombo : Ancienne prison où fut incarcéré le prophète Simon KIMBANGU
  2. Bâtiment de grand laboratoire : Ancien hôpital dans lequel étaient administrés les soins aux congolais
  3. Cliniques universitaires : Ancien hôpital des blancs dans lequel étaient administrés uniquement les soins médicaux à ces derniers pendant la colonisation
  4. Bâtiment du 30 juin : Ancien théâtre de la ville où a fonctionné aussi le parlement de l’Etat Indépendant du Congo ; ancien bâtiment cinquantenaire réputé pour l’organisation de manifestations culturelles, actuel bureau du parlement provincial du Haut-Katanga
  5. Bureau d’Etudes d’Aménagement Urbain : Bureau du 1er gouverneur de la province du Katanga (Emile WANGERMEE) pendant la période coloniale
  6. Hôtel de poste : Société Publique de poste et de télécommunication ; la gestion de la communication par les téléphones fixes.
  • Sites culturels :
  1. Musée National de Lubumbashi : Présence d’une diversité d’œuvres d’arts et archéologiques représentant différentes cultures de la RDC ;
  2. Halle de l’étoile : Site touristique réputé dans l’organisation des manifestations à caractère culturel telle que les théâtres, les concerts de musiques, les concours de danse, etc.
  3. Université de Lubumbashi : 1ère université construite au Katanga par l’Etat Congolais à l’époque Belge ;
  4. Cercle Hellénique : Cercle de la communauté Grecque ;
  5. Cercle Wallon : Cercle de la communauté Belge ;
  6. Complexe KIWELE : Ancien athénée royal avec des grands bâtiments d’une très bonne architecture ;
  7. Athénée de la Katuba : Ancienne école normale avec des grands bâtiments d’une bonne architecture ;
  8. Cité de Jeunes : Centre de formation professionnelle et d’encadrement des jeunes tenu par les pères salésiens ;
  9. Lycée Tuendelee : Une école publique des filles gérée par les catholiques ; ancienne Sainte Marie José ;  école où beaucoup de personnalités féminines belges et congolaises ont étudié
  10. Emaus : L’un de plus anciens couvents des sœurs ; centre d’animation spirituel ;
  11. Zoo de Lubumbashi : Jardin zoologique et botanique public ;
  12. Cathédrale Saints Pierre et Paul : 1er cathédrale fut enterré Monseigneur Evêque Félix d’Hemptile
  13. Marché d’œuvres d’arts : Marché réputé pour la vente d’œuvres d’arts malachite ;
  14. Grand Karavia Hôtel : 1er hôtel de Lubumbashi construit par l’Etat Congolais après l’indépendance répondant aux normes internationales et catégorisé à 5 étoiles ;
  15. Ruashi Mining : Appelé aussi mine de l’étoile, 1ère mine de cuivre.
Espèces phares de la faune
  1. Lion
  2. Tigre
  3. Phacochère
  4. Aigle
  5. Singe

Ces espèces phares sont  retrouvées dans le jardin zoologique de Lubumbashi.

Espèces phares de la flore
  1. Rothmannia whitfieldii
  2. Ritchiea quarrei
  3. Isoberlinia angolensis
  4. Brachystegia spiciformis
  5. Rendlia altera (Rendle)

 La ville de Lubumbashi possède des caractéristiques floristiques particulières étant donné qu’en plus d’être une ville érigée en gisement minier, elle fait partie des régions couvertes par la forêt claire dite « forêt claire de Miombo ».

Rothmannia whitfieldii et Ritchiea quarrei sont des espèces endémiques à la région de Lubumbashi, retrouvées sur les sols ferralitiques profonds et argileux ; elles aident à la protection contre les incendies.

Dans les environs de Lubumbashi, on peut observer Isoberlinia angolensis. Cette espèce peut dépasser 15 m de hauteur et possède des fûts rectilignes souvent appréciés comme bois d’œuvre.

Brachystegia spiciformis constitue à la fois un bois d’œuvre, bois de feu, support pour alimentation des chenilles comestibles, et espèce ectomycorhizique. Rendlia altera est une espèce cupricole retrouvée sur le sol compact et est utilisée en revégétalisation des sols contaminés en métaux lourds.

 


Situation sécuritaire

Relativement calme.


Opportunités de développement

  • Economie agricole :

La ville de Lubumbashi compte sur une économie axée principalement sur les activités minières. L’agriculture ou l’élevage ne représente pas une grande activité qui puisse jouer sur l’économie, par contre toutes les denrées sont importés des pays d’Europe, Asie, Amérique et d’Afrique Australe, notamment la Zambie, l’Afrique du Sud ou encore la Tanzanie. Rendant également la ville dépendante de toute fermeture de frontière aux denrées alimentaires. Exemple du mois de mars 2016 où le sac de farine, très apprécié des lushois, était passé à plus de 35 dollars US, au lieu de 10 dollars habituels.

Ainsi, outre le secteur minier, le développement du secteur agricole pourrait être soutenu pour diminuer le taux de dépendance extérieur en denrées alimentaire et contribuer largement à la sécurité alimentaire de ménage lushois. Cette idée ne peut être réelle qu’en :

  1. soutenant les agriculteurs locaux exploitant dans le milieu périurbain (sites importants de production agricole)  par l’octroi des crédits agricoles (semences améliorées, fertilisants et paquet technologique qualifié) ;
  2. encourageant les exploitants agricoles de prendre conscience du rôle de l’agriculture dans le développement du pays ;
  3. redynamisant le fonctionnement de chemins de fer ; car le chemin de fer traverse les grands bassins de production agricole de l’Est et du Sud du pays et facilite la circulation des produits agricoles vers les grands centres de consommation ;
  4. encourageant les opérateurs privés d’orienter les investissements dans le secteur agricole qui sera très porteur au regard des données démographiques et des enjeux de développement agro-industriel de l’ensemble de la province.
  • Environnement:

Fixer les limites de pollution des entreprises minières au regard des normes internationalement admises pour atténuer les externalités que causent les entreprises minières sur les autres secteurs et prévoir les mécanismes de réparation.

  • Economie et marché :

Lubumbashi constitue un grand centre de consommation et d’échanges (locaux et internationaux) des produits manufacturiers, et est ouverte à tous les coins tant par route, par chemin de fer que par air, alors qu’un grand nombre de la population jeune demeure dans le chômage. Ainsi, encadrer les jeunes et les appuyer à la création des PME ; aider par l’encadrement, l’octroi de crédit et le financement des PME locales à se développer et faciliter leurs implantions, qui à leur tours payeront régulièrement les taxes et impôts, contribuerait au développement économique de la ville, et résorberait  de manière significative le chômage.